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6 juillet 2026
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6 juillet 2026Le comité social et économique, ou CSE, représente les salariés auprès de l’employeur. Beaucoup de dirigeants pensent qu’il concerne uniquement les grandes structures, alors que l’obligation démarre dès 11 salariés.
Savoir comment mettre en place un CSE dans une entreprise de moins de 50 salariés évite les sanctions et clarifie le dialogue interne. Voici les règles, les étapes et les moyens à prévoir.
Mettre en place un CSE dans une entreprise de moins de 50 salariés : le cadre légal
Le Code du travail impose la création d’un CSE dès que l’effectif atteint 11 salariés pendant douze mois consécutifs. En dessous de ce seuil, aucune obligation ne pèse sur l’employeur, même si rien n’interdit une mise en place volontaire.
Entre 11 et 49 salariés, le CSE dispose d’attributions allégées par rapport aux entreprises plus grandes, mais il conserve un vrai rôle de relais. L’employeur doit aussi désigner un référent en matière de harcèlement sexuel parmi les élus, et ce dernier peut suivre la formation avec Groupe LeGrand pour exercer sa mission correctement.
Comment calculer l’effectif
Le calcul suit des règles précises. Les salariés en contrat à durée indéterminée à temps plein, les travailleurs à domicile et les intérimaires présents de longue date comptent pour une unité. Les salariés en contrat à durée déterminée, en intérim ou mis à disposition comptent au prorata de leur temps de présence sur les douze derniers mois.
Les temps partiels entrent dans le calcul au prorata de leur durée de travail. Les apprentis, les contrats de professionnalisation et les stagiaires restent exclus du décompte. L’employeur doit vérifier cet effectif régulièrement pour repérer le franchissement du seuil.

Les risques en cas d’absence de CSE
Ne pas organiser les élections expose l’entreprise au délit d’entrave, sanctionné par une amende pouvant atteindre 7 500 euros. Un salarié, un syndicat ou l’inspection du travail peut demander à tout moment l’organisation du scrutin. L’employeur dispose alors de peu de temps pour réagir : il doit lancer la procédure dans le mois qui suit la demande.
Les étapes concrètes pour organiser les élections
La mise en place d’un CSE passe par un processus électoral encadré, qui dure environ deux à trois mois entre le lancement et la proclamation des résultats. Chaque étape répond à un formalisme strict, car une erreur peut entraîner l’annulation du scrutin.
Informer les salariés et les syndicats
L’employeur informe d’abord le personnel de l’organisation des élections, par affichage ou par tout moyen permettant de dater l’information avec certitude. Le premier tour doit se tenir dans les 90 jours suivant cette annonce.
Dans le même temps, l’employeur invite les organisations syndicales représentatives à négocier le protocole d’accord préélectoral, c’est-à-dire le document qui fixe les modalités du vote. Cette invitation part au moins quinze jours avant la première réunion de négociation.
Négocier le protocole préélectoral
Le protocole précise la répartition du personnel entre les collèges électoraux, le nombre de sièges, les dates et horaires du scrutin, ainsi que les modalités de vote retenues, papier ou électronique. Si aucun syndicat ne répond à l’invitation, l’employeur fixe lui-même ces modalités en respectant les règles légales. Dans une petite structure, un collège unique regroupe le plus souvent l’ensemble des salariés.
Déposer les candidatures et voter
Les salariés âgés d’au moins 16 ans, présents dans l’entreprise depuis trois mois minimum, peuvent se porter candidats. Le premier tour reste réservé aux listes présentées par les syndicats.
Si le quorum n’est pas atteint, autrement dit si moins de la moitié des inscrits votent, l’employeur organise un second tour dans les quinze jours, ouvert aux candidatures libres. Les listes doivent respecter la représentation équilibrée entre les femmes et les hommes, proportionnelle à leur part dans le collège.

Proclamer les résultats ou constater la carence
Après le dépouillement, l’employeur rédige un procès-verbal et le transmet au centre de traitement des élections professionnelles ainsi qu’aux syndicats ayant présenté des listes.
Quand personne ne se présente, il établit un procès-verbal de carence, l’affiche dans l’entreprise et le transmet à l’inspection du travail. Cette démarche prouve le respect de l’obligation, mais elle n’exonère pas d’une nouvelle organisation du scrutin six mois plus tard si un salarié le demande.
Le fonctionnement du CSE une fois installé
Le mandat des élus dure quatre ans, sauf accord ramenant cette durée entre deux et quatre ans. La composition dépend directement de l’effectif : un titulaire et un suppléant de 11 à 24 salariés, deux titulaires et deux suppléants de 25 à 49 salariés. L’employeur préside l’instance et convoque les réunions.
Missions et réunions
Les élus présentent à l’employeur les réclamations individuelles et collectives portant sur les salaires, l’application du Code du travail et les conventions collectives. Ils contribuent à la prévention des risques professionnels, réalisent des inspections en matière de santé et de sécurité, et déclenchent une enquête après un accident du travail.
Ils exercent également un droit d’alerte en cas d’atteinte aux droits des personnes ou de danger grave et imminent. Les réunions se tiennent au minimum une fois par mois, sur convocation de l’employeur, et les élus transmettent leurs demandes par écrit deux jours ouvrables avant la séance.
Moyens accordés aux élus
Chaque titulaire dispose de 10 heures de délégation par mois, rémunérées comme du temps de travail. L’employeur met à disposition un local aménagé, ou au minimum un espace permettant de recevoir les salariés, ainsi qu’un panneau d’affichage.
Les élus bénéficient d’une formation en santé, sécurité et conditions de travail, financée par l’employeur, d’une durée de cinq jours pour un premier mandat.
Un CSE de moins de 50 salariés ne perçoit ni budget de fonctionnement ni budget dédié aux activités sociales et culturelles, sauf décision volontaire de l’entreprise ou usage déjà établi. Les élus profitent enfin d’un statut protecteur : tout licenciement d’un représentant du personnel exige l’autorisation préalable de l’inspection du travail.
